Port Royal des Champs

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Conférences

lecture/conférence: Marie-Hélène Lafon / Paysage-s

Lectures tissées

Paysage-s

par Marie-Hélène Lafon

  Samedi 21 mars 2020 à 14h30

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Marie-Hélène Lafon, romancière et professeure de lettres, a toujours tissé des relations particulières avec des écrivains qui, comme elles, puisent dans des paysages, natifs ou adoptés, la source de leur inspiration: ils nous font savourer les goûts, les odeurs et les sonorités qui façonnent les pays, les coutumes et les légendes. Marie-Hélène Lafon convoque Jean Giono, Julien Gracq, Charles-Ferdinand Ramuz, Mario Rigoni Stern... et sans doute d'autres encore; elle fait partager ses coups de cœur avec l'enthousiasme de celle qui sait ce que coûtent les mots qu'on arrache à la page blanche.

Ces lieux façonnent des gens un peu verticaux, austères et tenaces… C’est un fond dont je ne me suis jamais départie, et le travail d’écriture, depuis plus de vingt ans, m’y confronte constamment […] ; ce nord du Cantal, ce pays perdu à mille mètres d’altitude, est fondateur ; et le sauvage n’est jamais loin ; il palpite sous l’écorce des choses. (Marie-Hélène Lafon: Le pays d'en-haut. éd. Arthaud, 2019).

Salon vert.

Gratuit

Organisée par les Amis du dehors.
Renseignements et
inscription recommandée :
06 80 94 95 76
ou
à:
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amis du dehors blanc

 
 
 

Colloque Du monde au désert

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Du monde au désert, l’aspiration à la solitude au XVIIe siècle

 

Institut catholique de Paris (ICP/unité de recherche « Religion, culture et société » EA 7403)

Musée national de Port-Royal des Champs

 

21 mars 2019 à l'institut catholique de Paris
22 mars 2019 au musée national de Port-Royal des Champs

 

Comité scientifique

Nathalie Nabert, institut catholique de Paris, CRESC
Pascal Pradié (osb), CRESC, attaché de recherches au CNRS/CRAHAM
Jean-Robert Armogathe, école pratique des hautes études, président de la Société d’étude du XVIIe siècle
Gérard Ferreyrolles, Paris IV –Sorbonne
Philippe Luez, conservateur général du patrimoine, directeur du musée national de Port-Royal des Champs

 Colloque des 20 ans du Centre de recherches et d’études de spiritualité cartusienne (CRESC)

sous la direction de Nathalie Nabert

 

 

Dans la première moitié du XVIIe siècle, un véritable engouement apparaît pour la vie contemplative et solitaire, en dehors des ordres constitués. Cet engouement touche des femmes du siècle, d’anciens militaires, des laïcs, avocats, chevaliers, seigneurs de province, clercs qui, tout en souhaitant mener une vie intérieure plus dense et plus contemplative, ne s’engagent pas dans les ordres monastiques. Ils se retirent du monde, totalement ou partiellement, dans des lieux isolés, parfois éloignés des villes et s’engagent au silence, à la prière et à la conversion de leurs mœurs. Ils rejoignent les solitaires de Port-Royal, comme Pierre-Thomas du Fossé, ou fondent, pour certains, de nouvelles communautés, tel Jean de Bernières-Louvigny, Trésorier du roi de France, membre laïc du Tiers-Ordre franciscain, qui fonda à la fin de sa vie l’ermitage de Caen.
Cet univers de l’entre-deux, du monde au désert, se constitue de façon pérenne dans un contexte encore marqué par le souvenir de la Ligue et bientôt confronté à la Fronde. Il s’élabore dans une période où le sentiment religieux s’individualise et s’approprie la mystique Rhéno-flamande et la Devotio moderna dont la chartreuse de Paris - qui fut une des grandes inspiratrices du désir de retrait du monde - favorisera la diffusion en français.
Ces nouveaux convertis s’attachent donc à la contemplation mais aussi à la doctrine de la pauvreté volontaire, dans la mouvance franciscaine, comme Gaston de Renty qui se retirera de la vie militaire, en Normandie, pour se consacrer aux pauvres.
Tous sont attirés par la doctrine de l’abandon véhiculée par les écrits de Benoît de Canfield, de Surin et, plus tard, de Madame Guyon, ce qui vaudra à certains d’entre eux la méfiance de l’autorité ecclésiale, voire la condamnation pour quiétisme. Il s’agit avant tout de fortes personnalités qui iront jusqu’au bout de leur projet, parfois en marge des institutions, comme Jean de Labadie.
L’aspiration à la solitude, à travers ses modèles institutionnels et leur dépassement, et sa réinvention permanente posent ainsi la question de la liberté de l’Homme face aux enjeux de sa foi et de son engagement sociétal dans un XVIIe siècle commençant, marqué, comme le soulignait Henri Bremond, par l’invasion mystique. Et, au-delà des cas de figure étudiés au cours de la première journée, c’est toute une tradition esthétique du retrait du monde qui se laisse percevoir et qui perdurera dans les milieux laïcs où, progressivement, retraite et contemplation de la nature se rejoignent, laissant un patrimoine architectural et pictural riche qui sera évoqué au cours de la seconde journée.

Jeudi 21 mars 2019 (institut catholique de Paris)

9h00 accueil et présentation de la journée par Nathalie Nabert

Matinée: De l’institution et des hommes

Présidence : Jean-Robert Armogathe, école pratique des hautes études, président de la Société d’étude du XVIIe siècle

9h30 L’influence de la Ligue sur le renouveau mystique du XVIIe siècle
Jean-Marie Constant, professeur émérite de l’université du Mans, président honoraire de la Société d’étude du XVIIe siècle

10h00 Le modèle cartusien et le rayonnement de la chartreuse de Paris comme source d’inspiration au retrait du monde
Nathalie Nabert, institut catholique de Paris, CRESC

10h30 pause

Présidence : Laurence Plazenet, université Auvergne Clermont-Ferrand, présidente de la Société des amis de Port-Royal

10h45 Les capucins français et leur rapport à la solitude au début du XVIIe siècle
Pierre Moracchini, école franciscaine de Paris

11H15 Contemplation et « vie commune » chez Monsieur Bertot et Madame Guyon
Dominique Tronc, éditeur critique des œuvres de Madame Guyon

 11h45 - 12h00 débat

 Après-midi: Des hommes et Dieu

Présidence : Pascale Thouvenin, université de Bretagne occidentale

14h00 Le désir de retraite au début du XVIIe siècle : La figure d’Antoine Le Maistre
Jean Lesaulnier, CNRS

14h30 Les figures de l’anachorèse dans Le paradis de la solitude (1624) de Michel de Sainte-Sabine
Christian Belin, université Paul Valéry, Montpellier

15h00 Jean de Labadie, La solitude chrétienne (1645)
Jean-Robert Armogathe, école pratique des hautes études, président de la Société d’étude du XVIIe siècle

15h30 pause

Présidence : Christian Belin, université Paul Valéry, Montpellier

16h00 Jean de Bernières et l’ermitage de Caen, intériorité mystique et action dans la Cité
Jean-Marie Gourvil, ancien directeur des études à l’IRTS-Normandie/Caen

16h30 Gaston de Renty et la solitude
Bernard Pitaud (pss), ancien directeur de l’institut de formation des éducateurs du clergé

17h00 L’expérience de la solitude chez les mémorialistes de Port-Royal (Pierre Thomas du Fossé, Louis de Pontis, Nicolas Fontaine , Claude Lancelot, Jean Hamon)
Pascale Thouvenin, université de Bretagne occidentale

17h30 - 17h45 discussion

Conclusions: Laurence Plazenetuniversité Auvergne Clermont-Ferrand, présidente de la Société des amis de Port-Royal

 

Vendredi 22 mars 2019 (musée national de Port-Royal des Champs)

 9h30 départ en autocar de l'institut catholique de Paris vers Port-Royal des Champs

Matinée: Esthétique et imaginaire de la solitude

 10h30 L’iconographie des Pères du désert, point de contact entre les milieux cartusiens et séculiers
Pascal Pradié (osb), CRESC, attaché de recherches au CNRS/CRAHAM

11h L’Apologie de la solitude dans les quatre Paysages avec des saintes au désert, peints par Philippe de Champaigne (1602-1674) pour l’abbaye bénédictine du Val-de-Grâce de Paris
Vincent Simonet, conservateur en chef des Monuments historiques, DRAC de Normandie, site de Rouen

11h30 Conférence de clôture : L’esprit de solitude à Port Royal, la structure d’un désert
Philippe Luez, conservateur général du patrimoine, directeur du musée national de Port-Royal des Champs

11h45 - 12h00 discussion

déjeuner

14h00 visite de Port-Royal des Champs

16h30 départ en autocar de Port-Royal des Champs vers l'institut catholique de Paris

 

Inscription gratuite obligatoire : https://colloque-cresc-solitude.eventbrite.fr

 

conférence: L’histoire des sciences mathématiques classiques

 Conférence

L’histoire des sciences mathématiques classiques

  Samedi 6 avril 2019 à 14h30

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machine à calcul de René Grillet

avec Dominique Descotes,
directeur scientifique du centre international Blaise-Pascal
(université Clermont-Auvergne/IHRIM)

           Salon vert.

Gratuit

Organisée par les Amis du dehors.
Renseignements et
inscription recommandée :
06 80 94 95 76
ou
à:
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amis du dehors blanc

 
 

Colloque : art et protestantisme

 

L’art protestant en France avant la révocation de l’édit de Nantes

Musée National Port-Royal des Champs, Gemca UCLouvain,

4 et 5 octobre 2018

 

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               Avec l’édit de Fontainebleau pris en 1685, le pouvoir royal met un terme à la mixité confessionnelle que l’édit de Nantes de 1598 avait instaurée. Entre ces deux dates, une importante communauté d’artistes protestants a œuvré en France, tantôt pour ses coreligionnaires, tantôt pour les catholiques. D’aucuns jouissaient d’une grande réputation, comme la famille Elle, qui a créé nombre de portraits de l’aristocratie sous Louis XIII. Sébastien Bourdon, Henry Testelin et Abraham Bosse, tous réformés, ont même réussi à intégrer l’Académie royale de peinture et de sculpture, gage pour un artiste d’un rayonnement institutionnel et commercial supérieur à l’époque. Malgré cette présence incontestable et parfois brillante, les conditions de travail des artistes huguenots en tant que tels dans le royaume catholique de Louis XIII et de Louis XIV ont peu attiré l’attention des spécialistes, et l’historiographie présente une lacune considérable par rapport aux corpus artistiques des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de l’Allemagne actuels, où la question de la confessionnalisation des artistes et des œuvres à l’époque moderne a déjà fait l’objet d’études poussées. Battant en brèche le préjugé du refus de l’image religieuse habituellement associé aux protestantismes, ces journées cherchent à mettre en évidence l’existence d’œuvres d’artistes protestants français en accord avec les doctrines de leur confession. Réunissant des spécialistes historiens, théologiens et historiens de l’art venus de toute l’Europe, ces deux journées d’étude organisées en complément de l’exposition « Sébastien Bourdon, peintre protestant ? »,tâcheront de combler ce manque historiographique et visent à mettre en évidence les éventuelles spécificités en Franced'une pratique et de compositions protestantes par rapport aux méthodes et aux œuvres à destination catholique. Elles permettront aussi d’interroger sous un nouvel angle la plasticité de la valeur d’usage assignée aux images produites sous les règnes de Louis XIII et Louis XIV, au gré de leur destination. À la lumière du contexte cultuel et culturel protestant on examinera donc la production artistique du temps exécutée par les artistes protestants pour les catholiques et plus encore à l’intention de leurs coreligionnaires. Des études des corpus étrangers permettront enfin d’apprécier la singularité de la production protestante française.

 

 

Comité scientifique :

 

Anne ImbertPhilippe Luez (directeur du musée de Port-Royal) et Matthieu Somon(UCLouvain-Institut RSCS)
Ralph Dekoninck (UCLouvain)
Colette Nativel (Paris 1)

 

 

Jeudi 4 octobre – 14h

 

Modération : Olivier Millet, Professeur de littérature française de la Renaissance à l’Université Paris 4

 

Introduction
Philippe Joutard, professeur émérite d’histoire moderne à l’Université de Provence, recteur d’académie honoraire 

D’une confession à l’autre : circulations et adaptations des images à usages protestants et catholiques

 

Cosmoclasme. Les images de la destruction du système des objets du culte entre catholicisme et protestantisme dans les anciens Pays-Bas 
Ralph Dekoninck, Professeur d’histoire de l’art à l’Université ca- tholique de Louvain-la-Neuve, GEMCA, Institut RSCS

 

La circulation des modèles entre mondes de cultures luthériennes et catholiques de la fin du XVIau XVIIsiècles
Philippe Luez, directeur du musée national de Port-Royal-des- Champs

 

Quelle approche de l’art dans le protestantisme réformé à partir de la pensée de Calvin ?
Jérôme Cottin, Professeur de théologie pratique à l’Université de Strasbourg

 

Visite guidée de l’exposition « Sébastien Bourdon, peintre protestant ? » par les commissaires Anne Imbert et Philippe Luez

 

 

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Vendredi 5 octobre – 11h

La condition d’artiste protestant en France sous Louis XIII et Louis XIV

Modération : Philippe Luez, directeur du Musée national de Port- Royal-des-Champs

Les Elle Ferdinand : une stratégie d’évitement ? 
Elodie Vaysse, conservatrice au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

Un protestant peignant le roi Très Catholique : 2 portraits de Louis XIV par Henri Testelin, ou la malléabilité du genre du portrait ?
Tatiana Senkevitch, chercheure associée au CNRS, Centre Jean Pépin (groupe THETA)

Vendredi 5 octobre – 14h

Un art protestant ?

Modération : Colette Nativel, Professeur d’histoire de l’art à l’Uni- versité Paris 1

Sébastien Bourdon, une « doctrine des eaux »
Frédéric Cousinié, professeur d’histoire de l’art à l’Université de Rouen

Deux amis protestants : Sébastien Bourdon et le baron de Vauvert
Matthieu Somon, Post-doc à l’Université catholique de Louvain- la-Neuve, Institut RSCS, GEMCA

La gravure des œuvres de miséricorde, enjeux confessionnels d’uncode moral
Anne Imbert, historienne de l’art