Port Royal des Champs

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Prêt d'oeuvres

 

Les collections voyagent...

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Du 3 octobre 2015 au 14 février 2016, le Musée-Promenade de Marly-le-Roi – Louveciennes présente une exposition consacrée aux femmes sous le règne de Louis XIV.

Cette exposition s’interroge sur la place occupée et le rôle joué par les femmes dans les différentes sphères de la société du Grand Siècle, ainsi que sur les fondements de la conception de la condition féminine.

Le musée de Port-Royal prête plusieurs œuvres pour l’occasion, dont six habituellement conservées en réserve. Deux peintures (qui quittent ainsi temporairement leurs cimaises), une estampe et une petite gouache composent la section consacrée à la communauté monastique de Port-Royal, l’une des plus emblématiques de l’histoire du règne. Trois portraits permettent de convoquer des femmes de pouvoir, notamment le rôle joué par certaines pendant La Fronde : la princesse de Conti, la duchesse de Longueville et Anne-Marie-Louise d’Orléans de Montpensier, connue comme la Grande Mademoiselle. Enfin, une estampe du XIXe siècle dans la veine troubadour vient illustrer la fondation de l’école de filles de Saint-Cyr par Madame de Maintenon : on y voit les jeunes pensionnaires récitant une pièce de Racine sous le regard du tragédien.

Être femme sous Louis XIV, du mythe à la réalité

Musée-Promenade de Marly-le-Roi – Louveciennes, du 03/10/2015 au 14/02/2016

commissariat : Géraldine Chopin

pour plus d’informations vous pouvez consulter le site Internet du musée : www.musee-promenade.fr.

3

Anonyme d’après Philippe de Champaigne, Portait de la mère Angélique et de la mère Agnès, huile sur toile, 1985.1.001 (PRP 030)

© R.M.N./Hervé Lewandowski

11-541535

Anonyme, Arrêt d’expulsion des religieuses du monastère de Port-Royal des Champs, huile sur toile, dépôt de la Société de Port-Royal

© R.M.N./Michel Urtado

5

Madeleine Hortemels, Vue perspective de l’abbaye de Port-Royal des Champs, eau-forte et burin, 1987.2.002 (PRG 516)

© Philippe Luez

6

Anonyme, Portrait de la princesse de Conti, huile sur toile, 1952.1.014 (PRP 026)

© R.M.N./Gérard Blot

7

Pierre-Charles Coqueret d'après Jules Boilly,Racine faisant réciter sa tragédie d'Esther par les demoiselles de Saint-Cyr devant Louis XIV et Madame de Maintenon, aquatinte, 1952.3.030 (PRG 438)

© R.M.N./Gérard Blot

Le temps de ce prêt, la présentation des œuvres en salle est légèrement modifiée. Afin de remplacer l’Arrêt d’expulsion des religieuses, nous exposons une copie réalisée au XIXe siècle de cette toile alors conservée à l’oratoire-musée de Port-Royal des Champs. La famille Famin-Goupil, propriétaire des lieux entre 1812 et 1925, eut à cœur d’orner sa demeure de portraits et de scènes historiques relatives à l’histoire de l’abbaye et des Granges de Port-Royal. Plusieurs toiles furent achetées en ce sens, dont le Portrait de la princesse de Conti prêté à Marly. D’autres peintures furent réalisées par des membres de la famille : il est fort probable que l’Arrêt d’expulsion des religieuses fut copié par l’une des filles Goupil, descendue à l’oratoire-musée pour y puiser des modèles. Cette toile prenait place dans une pièce appelée « Bureau des Solitaires », tapissée de boiseries où venaient s’encastrer portraits et scènes historiques. De ce décor aujourd’hui détruit, on peut se faire une idée très précise grâce à des cartes postales anciennes, et surtout à travers la « Bibliothèque des Solitaires », dernière salle de notre actuel parcours muséographique et conservée en l’état. Ce décor, qui permettait d’évoquer aux yeux des propriétaires une histoire qui leur était chère, faisait également de cette demeure pourtant privée un lieu de visite, une sorte de musée mémoriel où les passionnés de Port-Royal étaient admis.

8

Anonyme d’après un original du xviiie siècle, Arrêt d’expulsion des religieuses du monastère de Port-Royal des Champs, huile sur toile, 1952,1,037 (PRP 051)

© R.M.N.

9

Bureau des solitaires, carte postale ancienne, Patras éditeur